Selon cette sympathique association se définissant comme la principale organisation consacrée à la promotion d'un monde numérique légal et sûr, 47% des logiciels installés en France dans les entreprises seraient des versions pirates. Le BSA explique ce chiffre, bien supérieur à la moyenne mondiale (35%), par la présence en France d'un grand nombre de PME et la démocratisation des accès haut débits. Bon, je pense qu'il est facile d'imaginer que les PME soient globalement moins regardantes sur la présence ou non de la licence de Microsoft Office ou de Photoshop, mais diantre... 47% soit tout de même 3 milliards de dollars de licences tombées du camion, ça fait un paquet.
Nous allons donc nous intéresser à la manière dont BSA calcule ces chiffres. Inspections dans les entreprises ? Chiffres officiels des autorités des pays ? Interrogatoire des employés ? Tout ça paraît bien fatiguant à collecter, mais vous allez voir, c'est beaucoup plus facile qu'on aurait pu le croire.

Point de logiciels espions, de sondages ni de vérifications sur le terrain :
- Nombre d'ordis vendus x nombre habituel de logiciels achetés avec = nombre de logiciels installés.
- Revenus logiciels / prix = nombre de logiciels achetés
- Nombre de logiciels installés - nombre de logiciels achetés = nombre de logiciels piratés.
Ok, cette méthodologie permet aux enquêteurs de marcher moins, ça leur permet de vérifier d'un peu plus loin que le Pakistan paye bien ses licences, mais par contre si l'entreprise installe Open Office à la place de l'équivalent MS, elle pirate. Si l'entreprise garde sa licence Word 97 avec son ordi tout neuf qui ne sert qu'à taper du courrier et jouer au Solitaire, elle est aussi un méchant pirate. Et en faisant cela, elle met à mal l'industrie du logiciel et l'empêche de créer "jusqu'à 2,4 millions d'emplois" grâce à tout l'argent qui arriverait dans la poche du gentil éditeur si le "piratage" mondial baissait de 10%.
Bande de vilains pirates réutilisateurs de vieilles licences !
* Le BSA est une association regroupant de nombreux éditeurs de logiciels tels que Adobe, Apple, Microsoft, Macromedia et Symantec.
Sources : le billet de Bertrand Lemaire sur le sujet et l'étude du BSA (lien vers la version anglaise seule à expliquer la méthodologie utilisée).










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