
Le premier, le « Intellectual Property Enforcement Act », consisterait à renvoyer toutes les infractions de copyright directement dans les pattes du Department of Justice tout en augmentant les moyens financiers mis à disposition du FBI pour poursuivre les Arsène Lupin de la propriété intellectuelle. Une mesure qui permettrait à la R.I.A.A. de dépenser moins de sous pour traquer les vilains pirates en renvoyant la patate chaude dans le camp de la Justice (qui voit cela d'un plutôt mauvais œil, inutile de le préciser).
Le second, baptisé « Pro-IP Act » viserait à augmenter considérablement les peines encourues en cas de viol de copyright. Oui, je sais, « viol » c'est fort comme mot, mais ils sont comme ça à la R.I.A.A., un petit peu dramatiques dans leur propos. Dans un premier temps, on avait carrément parlé d'amendes allant jusqu'à 1,5 millions de dollars pour toute copie illégale d'un CD 10 titres. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, qu'il s'agisse de Lorie ou M. Pokora ne constitue pas une circonstance atténuante.
Enfin, last but not least, la R.I.A.A. voudrait aussi faire passer un certain « College Opportunity and Affordability Act » qui obligerait les universités et collèges à installer des filtres sur leurs réseaux, histoire d'empêcher aux étudiants mal intentionnés d'aller pomper le dernier Madonna entre deux révisions.

Mitch Bainwol, CEO de la R.I.A.A., en plein lobbying: "Si tu fais passer ma loi, je te file mon intégrale de Dolly Parton."
Alors, concrètement, est-ce que tout cet argent et toute cette énergie dépensés ont servi à quelque chose ? Pas vraiment. Pour l'heure, ce lobbying actif n'a pas encore porté ses fruits. Même si certains projets ont eu l'insigne honneur d'être discutés dans moult commissions, aucun n'a encore été converti en loi. Et vu que le budget consacré par la R.I.A.A. pour parvenir à ses fins ne représente qu'un malheureux millième du montant total alloué au lobbying par les différentes organisations en place (montant estimé à plus de 2,8 milliards de dollars), on peut sans rechigner pointer du doigt les Majors en ricanant de leurs moyens dérisoires.
Enfin, ne ricanons pas trop fort quand même, ces gens-là sont tout de même réputés pour être particulièrement sans pitié.
Source : Ars Technica .









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