genji, le 4/9/2009, 15:24, dit :
Sauf que ce quotidien présente l'info de manière très partiale (quand ce n'est pas volontairement erronné comme l'histoire de Sarkozy et Zapatero), ce qui fait que sa lecture doit forcément être accompagnée de celle d'un autre journal pour avoir une info globale. Au final, ça revient cher de s'informer.
Il ne faut pas perdre de vue que ce "positionnement radical" et partial est aussi pour beaucoup de quotidiens une nécessité commerciale. Sans entrer dans le débat politique, en se positionnant en "quotidien anti-sarko", Libé essaie aussi de fidéliser son lectorat et d'attirer de nouveaux lecteurs qui se retrouveront dans cette idéologie tranchée. Mais le Figaro fait exactement pareil dans l'autre sens, il ne faut pas se voiler la face non plus.
L'élément important à retenir ici n'est pas tant lié à l'obédience politique du journal (élément primordial à une bonne presse politique, à mon sens, tant qu'elle est mesurée et qu'elle ne sombre pas dans l'affabulation) mais le fait que cette obédience se marque de plus en plus nettement, parfois en allant à l'encontre de l'éthique, parce que c'est vu par les dirigeants des canards comme une porte de sortie potentielle à la crise de la presse.
Ce qui prouve une fois encore que personne à l'heure actuelle ne sait vraiment où va la presse, que ce soit en France ou ailleurs. Quand on voit la multiplicité des expériences tentées par les rédactions à travers le monde, on se dit qu'on est encore loin d'une solution universelle.
PS : J'aimerais dans la mesure du possible qu'on en reste au sujet de base (l'avenir de la presse et le rôle du web dans sa remise en question), en évitant de trop forcer sur l'aspect purement politique. Il n'y a pas que la presse "d'opinion" qui va mal, toute la presse va mal. Très mal même. A tel point que certains n'hésitent plus à parler d'une mort prochaine du "journalisme de papa" et l'avènement des agrégateurs d'infos brutes.