Twin Peaks : les coulisses d’une série télé essentielle

Bien avant la « révolution télévisuelle » (comme l’appelle le critique Alan Sepinwall) amorcée par HBO avec Oz en 1997, Twin Peaks avait déjà sept ans auparavant bouleversé l’univers de la télé, brisant les murs qui séparaient les genres, et repoussant les limites narratives jusqu’alors très rigides du format. Vingt-cinq ans après son annulation par ABC, la série de David Lynch et Mark Frost renaît en ce moment de ses cendres (de fort belle manière) sur Showtime, pour une nouvelle salve de 18 épisodes. L’occasion de revenir (sans spoilers majeurs, promis) sur le parcours un peu chahuté d’une oeuvre certes inégale, mais à ce jour inégalée.

Twin Peaks (header)

La toute première fois que j’ai entendu parler de Twin Peaks, c’était dans un auditoire de la fac de journalisme, en avril 1991. Derrière moi, un couple d’étudiants échangeait avec enthousiasme sur la série, dont la diffusion venait tout juste de commencer sur La Cinq, défunte chaîne du paysage audiovisuel français.

– Mais tu crois que c’est Léo qui a l’autre partie du cœur de Laura ?
– Je sais pas. Dans la vision de sa mère à la fin de l’épisode, c’était une main gantée.
– En tous cas, ils sont tous cinglés dans cette série.
– Et ils ont tous un truc à se reprocher a priori…

Ce n’était pas tant leurs références intrigantes que l’ardeur avec laquelle ils conversaient qui m’a donné envie d’en savoir plus. Le soir même, j’empruntais la copie VHS d’un pote pour me plonger à mon tour dans ce qui allait devenir rapidement l’une de mes séries préférées de tous les temps, et accessoirement une oeuvre fondatrice dans l’Histoire de la petite lucarne.

« In Twin Peaks, no one is innocent »

Twin Peaks (Laura Palmer)Le 24 février 1989, à l’aurore, le corps sans vie de la jeune Laura Palmer est retrouvé enveloppé dans du plastique, en bordure d’une rivière de la petite ville de Twin Peaks. Le drame, loin d’être anodin dans cette petite bourgade paisible de l’État de Washington, va servir de point de départ à une folle investigation, menée par l’Agent Spécial du FBI, l’excentrique Dale Cooper (incarné par Kyle MacLachlan, un fidèle de Lynch). Une enquête complexe et mâtinée de surnaturel, qui s’étendra bien au delà de l’arrestation du coupable, et entraînera ses protagonistes dans un univers de plus en plus bizarre et étrange, à mi-chemin entre le fantastique et la science-fiction, renvoyant au passage une image plutôt sombre de la société américaine.

Série ambitieuse et clairement en avance sur son temps, saluée de nombreuses nominations (14 aux 42èmes Primetime Emmy Awards de 1990) et de prix prestigieux (notamment celui de meilleure série télé aux 48èmes Golden Globe Awards), Twin Peaks reste aujourd’hui une oeuvre majeure à l’impact culturel indéniable. Non seulement sur d’autres séries (bien trop nombreuses pour les citer toutes), mais également dans d’autres médias, comme le jeu vidéo (on pense notamment à The Legend of Zelda: Link’s Awakening, ou encore Deadly Premonition).

Diffusée du 8 avril 1990 au 10 juin 1991 sur le network américain ABC (alors géré par Bob Iger, aujourd’hui patron de Disney), et annulée en fin de deuxième saison, faute d’audience, Twin Peaks est née d’une rencontre assez fortuite. Celle de David Lynch, réalisateur de cinéma chevronné (deux nominations aux Oscars pour The Elephant Man et Blue Velvet), et de Mark Frost, scénariste de télévision plébiscité, connu notamment pour avoir joué de sa plume durant les belles années de Hill Street Blues.

Rencontre aux sommets

Twin Peaks

« – Et là, le nain se met à danser en parlant à l’envers ! GARMANBOZIA !
– David, sérieux, tes rêves, ils me filent la grosse flippe. »

(David Lynch et Mark Frost, en plein brainstorming pendant le tournage du pilote.)

En 1986, Warner Bros recrute Lynch pour plancher sur Venus Descending, un projet de film narrant les derniers mois de Marilyn Monroe, inspiré du best-seller Goddess. C’est à cette occasion qu’il rencontre Mark Frost, avec qui le courant passe rapidement. Le film ne se fera finalement pas, abandonné par la production, mais les deux hommes garderont le contact et auront l’occasion de retravailler ensemble en 1987, sur un autre long métrage : One Saliva Bubble, l’histoire d’une petite ville du Kansas où une expérience secrète du gouvernement tourne mal. Malheureusement, ce nouveau projet ne verra lui non plus jamais le jour et, sur les conseils de son agent, Lynch commencera avec Frost à lorgner du côté de la télé.

Après avoir visionné le film Peyton Place de Mark Robson, qui traite de l’impact de la Deuxième Guerre mondiale sur les habitants d’une petite ville fictionnelle des États-Unis, l’idée de se concentrer sur les tumultes des « petites gens » deviendra l’obsession du tandem. De cette réflexion naîtra un projet de série télévisée, Northern Passage, qui deviendra plus tard le Twin Peaks qu’on connait aujourd’hui.

Le « pitch » vendu aux dirigeants d’ABC en 1988 est assez simple, mais déjà novateur : Lynch et Frost veulent prendre le spectateur à contre-pied. L’idée, c’est de partir d’un meurtre quasi banal, comme on en voit tous les jours à l’écran, mais plutôt que de resserrer progressivement l’étau autour de l’assassin, les deux compères envisagent de s’éloigner de cet événement a priori central, pour permettre de dévoiler progressivement les nombreuses intrigues annexes qui occupent les autres résidents de la petite ville.

ABC dit « banco ! » et commande un pilote, en ajoutant toutefois une clause particulière : Lynch a pour obligation de tourner une fin alternative, qui permettrait à la chaîne d’écouler le titre en film « stand-alone » sur le marché vidéo, si jamais la série ne devait finalement pas voir le jour. Une requête qui explique l’existence sur le marché d’un pilote international, disposant de quelques 20 minutes de scènes supplémentaires, et proposant une conclusion à l’histoire finalement assez inintéressante et sans rapport avec ce que deviendra la série par la suite.

Cette version alternative (vendue à Warner Bros pour une distribution en Europe) sera en revanche à l’origine d’un invraisemblable imbroglio de droits sur lequel je ne m’attarderai pas, mais qui obligera à patienter jusqu’en 2007 pour disposer enfin d’un coffret complet (pilote compris) de la première saison. Merci, ABC ! Grâce à vous, les fans que nous sommes avons appris dans la douleur le sens du mot « patience » (une vertu d’ailleurs requise pour tout fidèle de la série de manière générale, mais on va y revenir).

« Harry, I have no idea where this will lead us, but I have a definite feeling it will be a place both wonderful and strange. » (Special Agent Dale Cooper, saison 2, épisode 18)

Twins Pics (coucou Google !)

Scène mythique de la fin du pilote, la vision de Sarah Palmer symbolise parfaitement ce que Lynch appelle des « accidents heureux ». En haut à droite, dans le miroir, le visage de Frank Silva, accessoiriste sur le tournage, involontairement capturé par la caméra. Cette « erreur » que découvrira Lynch sur le banc de montage, le réalisateur s’en servira pour bâtir les bases de la mythologie inhérente à la série, et créer l’un de ses protagonistes majeurs : le terrifiant Bob.

Avec un pilote écrit en 10 jours, on sent le binôme Lynch/Frost plutôt emballé. Tout comme la direction d’ABC d’ailleurs qui, après vision du fruit de leur labeur, leur commande une saison complète de huit épisodes. Si les deux créateurs de la série n’ont pas réellement de plan au long terme, il semble en être tout autrement pour les pontes de la chaîne, qui axent toute leur communication pré-diffusion autour de cette unique et lancinante question : « qui a tué Laura Palmer ? »

Un angle qui va à contre-sens des ambitions évoquées par Lynch et Frost, et dont on parlait plus haut : partir d’un meurtre traumatisant pour révéler la face cachée d’un patelin qui renferme plus de secrets qu’on ne l’imagine. Cette discordance peut sembler anodine mais, comme on le verra, elle sera à la base de la rupture définitive qui surviendra l’année suivante entre le duo aux commandes de la série et les gens qui tiennent les cordons de la bourse.

Le dimanche 8 avril 1990, le pilote déboule sur l’antenne d’ABC et déclenche quasi-instantanément un engouement généralisé. Un accueil plus que chaleureux qui ne dégonflera pas jusqu’au 8ème épisode, diffusé le 23 mai de la même année. À l’issue de cette première saison, la critique salue le ton frais et nouveau de cette série « o.v.n.i. », mélangeant de manière inédite (pour l’époque) enquête policière, mélodrame et surnaturel, le tout enrobé d’éléments empruntés au soap opera. Du côté du public, l’enthousiasme est similaire, chacun s’emballant de découvrir des personnages plus complexes qu’il n’y parait de prime abord, et y allant de sa petite théorie sur le meurtre, autour de la machine à café ou dans les forums de discussions en ligne dédiés à la série.

Les raisons de ce succès sont difficiles à analyser, tant la série ne rentre dans aucune des cases habituelles. Mais c’est sans aucun doute cette touche de nouveauté et ce côté « décalé » (alimenté par un rythme particulièrement lent, parsemé d’humour et de malsain) qui auront permis à Twin Peaks de devenir rapidement un véritable phénomène culturel, et de décrocher dans un premier temps de jolis scores d’audience (35 millions de téléspectateur devant leur écran pour le pilote, ce n’est pas rien). Ajoutons à cela le fait que Lynch et Frost ont bien compris que pour titiller nos neurones, rien de tel que de nous laisser mijoter dans le flou, et de dispenser des indices de-ci, de-là, sans jamais tout dévoiler.

Loin de résoudre le meurtre de la malheureuse Laura, la première saison se termine d’ailleurs sur un cliffhanger particulièrement cruel pour le public. Une fin qui, plutôt que d’apporter des réponses aux principales questions posées par l’enquête, lance de nouvelles pistes encore plus complexes et tordues. Un choix qui agace quelque peu les costumes-cravates d’ABC, qui auraient bien aimé que Lynch et Frost bouclent ces huit premiers épisodes en révélant l’identité de l’assassin. Ce que les deux hommes n’ont a priori aucune intention de faire… Vous le voyez arriver, le drame ?

Mais sinon, en vrai, qui a tué Laura Palmer alors ?

Twin Peaks (Bob)Le 30 septembre 1990, après quatre mois d’absence, la série fait son retour sur le petit écran pour une deuxième saison très attendue. Pourtant, en coulisses, les choses s’annoncent plus compliquées que prévues, principalement parce que Lynch décide de prendre du recul. La pression incessante du network pour le forcer à révéler l’identité du tueur l’exaspère et il décide de laisser Frost plus ou moins seul à la barre. Sur insistance de la chaîne, ce dernier cède finalement et le 1er décembre 1990, dans l’épisode 9, étrangement intitulé Dispute Between Brothers, romp le vœu de silence fait avec Lynch et livre le nom du meurtrier.

Et même si cette résolution amène une fois encore son lot de questions supplémentaires et ouvre de nouvelles perspectives plutôt intéressantes pour la série, Frost s’embourbe quelque peu dans ses trames et gère assez mal la transition avec la suite de la saison. Le résultat ne se fait pas attendre : les audiences plongent dans le rouge. Comme l’expliquera Lynch plus tard : à vouloir trop traire la vache à lait, les responsables de la chaîne ont fini par la tuer.

L’ami David reviendra en toute fin de saison, pétri de regrets, pour tenter de sauver le navire du naufrage, clôturant même la trame de cette deuxième fournée d’épisodes par un nouveau cliffhanger encore plus fou que le précédent. Secrètement, il espère ainsi générer suffisamment de frustration pour justifier une reconduction. Sans succès : avant même que l’ultime épisode ne soit diffusé, ABC ferme les vannes. Twin Peaks, c’est fini, et les fans n’ont pas assez de larmes pour exprimer toute leur frustration devant l’absence de réelle conclusion à ce voyage aussi haletant qu’improbable.

Le feu marche avec moi

Twin Peaks (FWWM)L’espoir va pourtant renaître un mois à peine après la fin prématurée de la série sur ABC, quand Lynch annonce avoir trouvé un partenariat avec la société de production française Ciby 2000 (fondée par un certain Francis Bouygues en 1990) pour produire un film dans l’univers de Twin Peaks. Pour le réalisateur, plus qu’une envie mercantile de capitaliser sur le culte qui s’est bâti autour de la série, il s’agit avant tout d’un besoin personnel :

« Je ne pouvais pas me résoudre à quitter le monde de Twin Peaks. J’étais amoureux du personnage de Laura Palmer et de ses contradictions : rayonnante en surface, mais mourante à l’intérieur. Je voulais la voir vivre, bouger et parler. J’étais amoureux de ce monde et je n’en avais pas fini avec lui. Mais faire le film n’était pas juste pour m’y accrocher; il me semblait qu’il y avait plus de choses à faire. » (David Lynch en 2005, extrait de Lynch on Lynch).

Mais plutôt que de chercher à reprendre la trame là où la série s’est arrêtée, Lynch va opter pour l’angle (inattendu, une fois encore) du prequel. Twin Peaks: Fire Walk With Me s’intéressera aux sept derniers jours de l’infortunée Laura Palmer, et apportera un éclairage nécessaire sur la vie plutôt tumultueuse de la jeune fille, ainsi que sur la mythologie très « perchée » de l’univers.

Twin Peaks

Oui, c’est bien David Duchovny à gauche. Même MacLachlan a l’air d’avoir du mal à s’y faire.

Malgré une frilosité générale liée à la baisse de qualité évidente de la deuxième saison, la plupart des acteurs accepteront de reprendre leur rôle, à l’exception notable de Lara Flynn Boyle (remplacée par Moira Kelly), Sherilyn Fenn et Richard Beymer (et, dans une moindre mesure, de David Duchovny, qu’on aurait bien aimé découvrir en Deniss avant qu’il ne devienne Denise). Kyle MacLachlan pour sa part se fera quelque peu désirer, son potentiel refus allant jusqu’à mettre en péril l’existence même du film. Mais finalement, après réflexion et une longue discussion avec son ami Lynch, l’acteur acceptera de suivre le réalisateur dans cette nouvelle page des aventures de Dale Cooper.

Autre absence notable au générique de ce long métrage : Mark Frost, pourtant co-créateur de la série originale. Même s’il officiera en tant que producteur exécutif sur le film, Frost ne participera pas directement à l’aventure, laissant le soin à Lynch et Robert Engels (scribe régulier sur la série) de narrer l’inévitable descente aux enfers de la pauvre Laura.

Après une projection qu’on dit très chahutée au Festival de Cannes de 1992 (même si depuis, Robert Engels a démenti les rumeurs de huées), le film sortira dans les salles américaines le 28 août de la même année, et sera accueilli très froidement par la critique et le public (incluant une partie non négligeable des fans de la série). Plus sombre, plus barré, encore plus opaque, Fire Walk With Me peinera à convaincre les fans de la série, et cet échec se ressentira cruellement sur les chiffres du box-office (et tuera dans l’œuf la trilogie qu’espérait monter Lynch en cas de succès).

Il faudra attendre quelques années pour voir la tendance s’inverser, de nombreux chroniqueurs revenant progressivement sur leur premier avis, et certains allant même jusqu’à parler de meilleure oeuvre du cinéaste depuis le début de sa carrière. Comme quoi, digérer un Lynch, ça prend souvent du temps…

Good Coop’, bad Coop’

Toujours est-il qu’avec tout ça, on ne sait toujours pas ce qui est arrivé à ce bon vieux Cooper après l’insoutenable fin de la seconde saison. Et pendant plusieurs années, les fans vont devoir vivre avec cette frustration que même Fire Walk With Me ne parviendra pas à complètement dissiper. Une frustration alimentée par les interviews de Lynch qui, chaque fois que la question d’une éventuelle suite lui est posée, déclarera avoir définitivement rangé l’idée dans un placard.

Des rumeurs d’une nouvelle saison commenceront pourtant à poindre dès 2013, mais il faudra attendre ce lundi d’octobre 2014, et un tweet du réalisateur, pour que l’espoir d’un retour renaisse :

Un peu partout dans les cercles de « Twin Peakos » (je viens d’inventer le terme, contactez-moi pour un usage professionnel), et même dans le grand public (qui a depuis au moins acquis une vague connaissance du phénomène), c’est la surprise ! Vingt cinq ans après la fin de la série mythique, le monde de Twin Peaks va reprendre vie sur la chaîne Showtime (Weeds, Californication, The L Word). Et, cerise sur le gâteau, le projet sera chapeauté par les géniteurs de l’oeuvre originale : David Lynch et Mark Frost. Que demander de plus ?

Pourtant, ce « revival » va connaître des débuts difficiles. Quelques mois à peine après l’annonce du grand retour, retournement de situation : Lynch déclare se retirer du projet et laisser Showtime procéder à la résurrection sans lui.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour les fans de Twin Peaks, de manière générale, il vaut mieux être amateur de montagnes russes.

L’annonce de ce retrait fait grand bruit, et l’on apprend assez rapidement que le désaccord porte sur l’envie de Lynch d’étendre les 9 épisodes proposés par la chaîne à un total de 18. Et comme en langage de gestionnaire de network, ça se traduit par « doubler le budget », forcément ça coince.

Finalement, avec le soutien massif de sa « fan base » (qui publie moult pétitions en ligne) et surtout de ses acteurs, Lynch va réussir à inverser la vapeur et obtenir gain de cause.

Twin Peaks

Ouf, tout le monde respire, la désormais très attendue troisième saison (sobrement sous-titrée The Return) est de nouveau sur les rails !

Initialement annoncée pour 2016, elle sera finalement repoussée au 21 mai 2017, et entourée du plus grand secret. Ceci sans doute pour permettre à Lynch d’entreprendre sereinement le chantier titanesque de ces dix huit épisodes qu’il a choisi de réaliser lui-même.

Mais ça, si le sujet vous intéresse, on aura l’occasion d’y revenir dans un prochain dossier, une fois que cette nouvelle excursion dans le monde étrange de Twin Peaks aura livré tous ses secrets. Pour l’heure, je me contenterai de citer un pote, qui résume bien mieux que je ne le ferais ce qu’il y a à retenir de Twin Peaks version 2017 :

Il n’y avait rien qui ressemblait à Twin Peaks saisons 1 et 2 dans les années 90.
Et 25 ans plus tard, il n’y a toujours rien qui ressemble à Twin Peaks saison 3.

Ce cliffhanger, sérieux…

Difficile d’être exhaustif sur le sujet sans écrire un bouquin complet (non, ce n’est pas un appel du pied à mes amis de Third Editions) (enfin, si, peut-être). Du coup, je vous propose de terminer ce dossier par une petite fournée d’informations supplémentaires si la série vous intéresse. Quelques recommandations de lecture, sites et autres bandes-son à découvrir, pour prolonger l’immersion dans l’univers allumé de David Lynch et Mark Frost.

Et n’oubliez pas : les hiboux ne sont pas ce que l’on croit !

Twin Peaks

En vidéo

  • Twin Peaks : l’intégrale (série complète + Fire Walk With Me) et nombreux documents inédits (y compris le fameux pilote international, à voir uniquement pour votre culture)

Twin PeaksEn bouquin

  • The Secret Diary of Laura Palmer (écrit par Jennifer Lynch, la fille de l’autre), plutôt anecdotique mais à lire pour en apprendre plus sur la face cachée de Laura Palmer
  • The Autobiography of FBI Agent Dale Cooper (écrit par Scott Frost, le frère de l’autre), très drôle et plutôt bavard sur le passé de l’Agent Spécial (notamment avec son ex-binôme Windom Earle), à lire absolument si vous êtes fan du perso
  • The Secret History of Twin Peaks (écrit par Mark Frost et publié un peu avant la diffusion de la saison 3, grosse bible d’information sur la mythologie de la série)

En audio

Sur le web

Twin Peaks - Fire Walk With Me


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Commentaires
  1. Il diffusent la 'bonne' version. 4/3, HD, Dolby Digital+ 5.1.

  2. Le box set de 3 coffrets et sorti plus tard et contenait donc forcement la version corrigée. A l'époque du problèmes il fallait acheter les 3 coffrets séparément (méthode dite "On va bien vous traire tant qu'on peut").

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